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VIVRE A ST RAMBERT
 
 
 
Aujourd'hui, la commune compte 5403 habitants qui bénéficient d'un environnement économique et d'un cadre de vie de qualité.
 
 
 
L'histoire de St Rambert

Il semble que les hommes aient commencé à s'installer sur le territoire de Saint Rambert d'Albon vers le VIème siècle avant J.C.. Le brassage des Celtes conquérants avec la population locale constitua l'une des peuplades les plus réputées de la Gaule : les Allobroges.
Un dieu Gaullois
Dieu Gaulois 

La présence Romaine apparue dès la fin du IIème siècle avant J.C. pour ne disparaître qu'à la fin du IIIème siècle de notre ère. Pendant cette période, les romains construisirent des routes pavées (la célèbre "Via Agrippa" n'est autre que l'actuelle RN7), et des villes comme : St Vallier (Ursolis), Tain (Tegna) ou même Andancette (Figlinis). A St Rambert, la ruine du "Cappa", qui faisait partie d'un ensemble de magasins et d'entrepôts à proximité du Port de Champagne, a pratiquement disparue. L'autre témoignage de cette époque, un bâtiment important avec une grande voûte, fut entièrement détruit lors de la construction de la gare de chemin de fer.

Fibule d'art Alaman
Fibule d'Art Alaman
Jusqu'à l'arrivée des Burgondes dans la région (443), les peuples du nord : Alains, Alamans, Vandales et Goths allaient se succéder dans la vallée du Rhône pour y semer la terreur et la désolation. Les Francs chassèrent les Burgondes (534), et le pays retrouva un certain calme malgré les invasions terribles des Lombards (569-574) et des Sarrasins (731-737).

Vers cette époque fut fondé le Prieuré de Faucemagne (peut-être situé dans le quartier actuel de "Fixemagne") qui dépendait de l'abbaye de l'Ile-Barbe (au nord de Lyon). Plus tard, lorsque le corps de Saint Rambert fut transféré à l'Ile-Barbe, les prieurés qui dépendaient de l'abbaye reçurent le nom du Saint, et ainsi, notre ville devint St Rambert sur Rhône, avant de devenir St Rambert d'Albon.

Pendant la féodalité, les Comtes d'Albon allaient construire un état puissant et indépendant : le Dauphiné. Après 300 ans de souveraineté, le Dauphiné finit par tomber aux mains des rois de France le 30 mars 1349. St Rambert possédait alors plusieurs moulins (l'un d'eux est encore visible au camping), plusieurs péages routiers et une forteresse construite sur les ruines romaines à l'emplacement actuel de la Gare.
La tour d'Albon
La Tour d'Albon 

Jusqu'à la révolution, le hameau continua à survivre malgré les guerres de religion, les razzias des troupes des Armées Royales de Louis XIII à Louis XVI, la grande peste qui sévit de 1628 à 1630, ou la famine de l'hiver 1709. La révolution créa les cantons et les communes. Ainsi, St Rambert, comprenant alors 335 habitants, fut intégré à la commune d'Albon.

Le 24 avril 1815, St Rambert vit passer sous ses fenêtres le long cortège accompagnant la voiture de Napoléon, Empereur déchu, qui prenait la route de son exil à l'île d'Elbe.

Premier Maire de la commune
J- L Moreau de Bonrepos Premier Maire 
Au recensement de 1831, le hameau compte 681 habitants. Et le 20 mai 1839, St Rambert est élevé au rang de commune par Ordonnance du Roi Louis-Philippe.

Après des années de travaux, la grande ligne de chemin de fer qui relira Paris à la Méditerranée voit le jour, et le tronçon Valence - Vienne est mis en service le 17 janvier 1855. La ligne transversale, de St Rambert à Grenoble est inaugurée le 7 septembre 1860 par Napoléon III et l'Impératrice Eugénie. Une autre ligne, vers St Etienne, fait de St Rambert un croisement ferroviaire important.

Le marché hebdomadaire du vendredi est créé en 1856. A partir des années 1860, s'installe quelques industries : filature, fabrique de bougies, usine de produits chimiques, tannerie, savonnerie, distilleries.

Le marché au début du XXème siècle
La place de St Rambert un jour de Marché 

En septembre 1878, Gambetta, arrivé par le train, fut acclamé par les Rambertois, avant de repartir pour Romans où il devait prononcer le discours célèbre qui était en fait le programme de la IIIème République.

Dans les années suivantes, la culture fruitière (pêches, abricots, cerises et fraises) connaît un essor exceptionnel, et le marché aux pêches de St Rambert fut longtemps le plus important de France.

La Grande Guerre et ses terribles tranchées ont été le tombeau de Jean-Marc Bernard, Poète Rambertois, balayé par un obus le 8 juillet 1915.
Jean-Marc Bernard
Jean-Marc Bernard 

L'avion de Jules Védrines
L'avion de Jules Védrine 
Le 21 avril 1919, l'avion de Jules Védrines s'écrase dans une vigne au quartier des Fouillouses.

Le 18 juin 1940, le dépôt de locomotives de la Rotonde est bombardé par l'aviation Allemande. Quatre ans plus tard, l'occupant en déroute incendie la gare avant de fuir devant les troupes Franco-Américaines. En 1956 fut inaugurée la nouvelle gare.
La gare, après l'incendie
Les ruines de la gare de chemin de fer en 1944 

La Route Nationale N°7 est une chance économique pour St Rambert, mais le développement du trafic devient rapidement une calamité pour ses habitants. La création de l'autoroute A7 et de la déviation de la RN7 permet à la ville de retrouver une certaine sérénité. Le symbole de ville étape que St Rambert a toujours représenté depuis l'époque Romaine est encore présent au travers de l'aire de repos d'Isardrome, nouveau relais des temps modernes.

Le chantier de la déviation
Les engins sur le chantier de la déviation 

Pour en savoir plus :
- Histoire de Saint-Rambert-d'Albon, Ancien hameau du Comté d'Albon - Pierre Martin - 1976 - Imp. Fauchery à St Rambert.
- Le Rhône, un fleuve des hommes... - Roger Dessemon - 1983 - Blanchard frères à Vienne.
- 150ème Anniversaire de la commune de St Rambert d'Albon - ouvrage collectif - 1989 - Imp. du Vivarais à Annonay.
- Mémoires de Rambertois, cinquante rambertois parlent de leur siècle - ouvrage collectif - 2000 - Imp. Fauchery à St Rambert.